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La simple idée de transgresser le tabou du nu masculin incite
Pierre Guénin à éditer en 1966,
EDEN, revue "naturiste" qui plaît
beaucoup aux jeunes gays de l'époque tous perturbés
par la société qui les condamnait à une certaine
clandestinité. EDEN est alors très
surveillée par la police mondaine !
PIONNIER DE LA PRESSE GAY
En créant les éditions S.A.N.
(Sport, Art, Nature) en 1967, il poursuit son idée avec...
1966 |
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1968 |
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1970 |
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1979 |
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1979 |
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| Il publie également deux
albums : |
LA
PHOTO DE NU MASCULIN (1892-1992)
C’est
en 1892 que la World’s Columbia Exhibition de Chicago
a l’idée de mettre, pour la première fois
en vedette, un culturiste dévêtu : Eugène
Sandow.
On n’a jamais fait autant de publicité et de photos
autour de la beauté d’un homme.
Edward-James Muibridge le prend pour modèle.
Muibridge est connu pour son invention du zoopraxynoscope qui
capte les différents mouvements des athlètes et
danseurs nus dans leurs efforts, donnant ainsi l’impression
d’animation.
En Allemagne, dans les années 20 se développe
le naturisme et les revues spécialisées font le
bonheur des amateurs d’éphèbes photographiés
dans les camps.
Le baron Allemand Guglielmo-Wihlelm de Gloeden, amateur lui
aussi de chair fraîche, réalise sa célèbre
série de jeunes siciliens.
En Amérique, années 40/50, les magazines
culturistes font leur apparition.
Et Colt, Bruce, Lon, Bob Mizer sont connus pour leur travail,
bien avant Mapplethorpe, Roy Dean, Ken Duncan ou Kristen Bjorn
comme, plus tard, en France : Jean-Daniel Cadinot avant Patrick
Sarfati, Michel Guillot, Joseph Caprio ou Andréas Mahl,
etc.
A Paris, en 1948, bravant l’opinion,
Grégor Arax expose dans sa vitrine du Boulevard Raspail
ses nus masculins, et Jean Ferrero, années 50/60, vend
les siens par correspondance.
Ils sont mis en valeur dans les revues des Editions
San, les premières à paraître en
kiosques à partir de 1966.
Maurice Béjart fournit une érotique
illustration avec ses danseurs à demi nus (totalement
nus dans « La Traviata » et chez Roland Petit dans
« Les intermittences du cœur »).
Les années 70 font la part belle au nu masculin.
Avec les comédies musicales (« Pop sex à
nu », « Lève-toi et viens », «
Histoire d’oser », « Rip Off », «
La Blonde scandinave », etc.), les shows sexuels au café
théâtre (« Peau d’homme », «
Beefcake », « Muscle of Love », « Corps,
souviens-toi » etc., le cinéma (Warhol et Morrissey
exposent leur poulain super sexy Joê Dallesandro dans
leur trilogie Flesh, Trash, Heat).
Et même la mode s’y met. Les publicités font
appel aux hommes : Sélimaille commence avec son modèle
nu pour une marque de slip ( !) et même Yves saint Laurent
paie de sa personne.
La rétrospective 1892/1992 est contenue dans
l’album « La Photo de nu masculin
» de Pierre Guénin, de même que
l’étonnante série de nus intégraux
des plus célèbres personnalités de l’époque.
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De Muybridge à Mapplethorpe
en passant par Colt, Bruce, Lon, Bob Mizer, Cadinot, Michel
Guillot, Patrick Sarfati, Andréas Malh, Colin Clarke,
Mike Arlen, Jurgen Vollmer...
Les nus (intégraux) célèbres
:
Pasolini, David Hockney, Yves Navarre, Patrick Juvet, Noureev,
James Dean, Piéral, Steve Reeves, Helmut Berger,
Francis Huster, Arnold Schwarzenegger, Jan-Michael Vincent,
Gérard Depardieu, Patrick Dewaere, Copi, Arrabal,
Michou, Joe Dalessandro, Anthony Perkins, Mathieu Carrière,
Jean-Hugues Anglade, Tom Berenger...
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HISTOIRE DU PHALLUS
Le culte du phallus s'est développé de
l'Inde à l'Extrème-Orient au début du néolithique
et s'est perpétué à travers toutes les
civilisations de la Mésopotamie, du Moyen-Orient, de
l'Egypte, de l'Italie et de tout le monde préceltique
jusqu'en Irlande. Les fresques de Lascaux (notamment l'homme
au phallus dressé) datent de 20 000 ans avant Jésus-Christ.
"Hommes" tente de reconstituer "l'épopée",
illustrée par... les plus belles érections (légendaires
et contemporaines). "Source de plaisir, le phallus
évoque la béatitude divine, l'Etre de joie. Il
représente dans le microcosme, dans l'être vivant,
le progéniteur toujours présent dans son oeuvre.
Le mépris, la dégradation, l'avilissement de cette
emblême sacré éloignent l'homme de la réalité
divine". Alain Daniélou
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